Mikael dévoile sa collection de disques, vinyles et CDs, avec son chat

Mikael, communiquant digital, créateur du site parisvadrouille.fr et admin du site bjork.fr, 37 ans, Paris 15ème

« Je ne suis pas très nostalgique, j’ai très peu d’objets souvenirs, chez moi. Mais je sais où est-ce que j’ai acheté tous mes disques, à quelle époque, avec qui. C’est mes souvenirs, en fait. Ca ne passe que par la musique. »

Ton premier contact avec un disque ou tout support musical ?

C’était pas avec un disque, je pense, c’était avec une cassette. Je suis pas sûr de bien m’en souvenir, j’ai plein de cassettes qui me viennent à l’esprit… Ca devait être les livre-cassettes pour enfants… Pierre et le loup ? Oui, je pense que c’est Pierre et le loup !

Est-ce que tu te souviens du tout premier disque que tu as acheté ? Tu l’as toujours ?

Non, je crois pas que j’aie un souvenir ultime de premier disque, je m’en souviens pas… Ce que je faisais avec les cassettes – et c’est comme ça que j’ai commencé avec les cassettes – c’est que j’enregistrais la radio… J’ai plus de souvenirs de cassettes vierges que j’ai moi-même enregistrées. Ca s’est transformé en truc un peu “évolué” à l’adolescence. Si y’avait un morceau qui me plaisait, comme j’avais une chaîne double cassettes, je l’enregistrais et je faisais un “edit” personnel. J’avais une utilisation vraiment intensive de la cassette, dès le départ. Plus tard, on a aussi eu des walkmans à double prise jack, et même des casques avec des micros, donc on pouvait faire plus de trucs… Et au collège, on se faisait des sortes d’émissions-mixtapes en parlant dedans dans ces micros. Donc vraiment, j’ai un rapport très affectif à la cassette, parce qu’on pouvait faire tellement de choses avec, tellement de modifications, d’enregistrements, de rajouts, de suppression… Même sur des trucs qui ne t’appartiennent pas.

Un support que tu peux facilement t’approprier, en fait….

Oui, totalement. Quand je partais en colonies de vacances, j’avais un sac d’une dizaine de cassettes que moi, j’avais enregistré. C’est-à-dire que c’était la plus grosse partie de mon sac de colonie, haha.

Mikael devant sa collection de disques

Quel support physique préfères-tu et pourquoi ?

Eh bien, paradoxalement par rapport à ce que je viens de dire, je pense que ça reste le CD. Parce que c’est un support assez complet, parce que c’est une bonne qualité malgré ce qu’on en dit… Même s’il y’a des gens qui n’aiment pas le son du numérique, ça reste une bonne qualité. Y’a un livret, qu’il n’y avait pas dans les vinyles ou alors très peu. C’étaient les CD qui ont vraiment introduit le format avec un livret, des photos… Et ça ne prend pas tant de place que ça, je sais pas, y’a un côté “disque compact”, haha. C’est super profond ce que je dis, haha ! En bref, je trouve que c’est le format qui réunit le plus d’avantages même si y’a pas le son du vinyle, ou pas le charme de la cassette, ou pas le côté mignon d’un 45 tours, ou pas le côté super geek du MiniDisc… En fait, j’aime bien tous les formats, mais c’est vrai que le format le plus pratique pour moi, c’est le CD. Et c’est le format le plus résistant, objectivement. Le plastique des CD dure à peu près 100 ans, donc à peu près une vie, quoi…

Est-ce que tu achètes quand même d’autres supports que le CD ?

Eh bien, ça varie quand même avec le temps… Au début des années 90, c’est les débuts du CD, donc tout le monde achète du CD. Au milieu des années 90, y’a eu une espèce de transition, surtout dans la musique électronique, qui a réimpulsé le vinyle. Et du coup, tout le monde s’est mis à racheter des vinyles, car il n’y avait pas encore de digital et quand tu voulais trouver des remix, des trucs bizarres ou des white labels, y’avait que en vinyle. Et puis à la fin des années 90, y’a eu d’autres formats test qui sont arrivés : notamment le MiniDisc, qui a pas vraiment marché. C’était pas mal pourtant, moi je trouvais ça bien, haha. Mais c’était tellement particulier comme format que personne n’a adhéré. Après, au début des années 2000, y’a eu l’ordinateur et l’USB qui sont arrivés, et j’ai commencé à voir des éditions limitées en clé USB, tout ça. Ca a perduré plus de 10 ans quand même ! Récemment, la cassette est revenue. Quand je dis récemment, je dirai que dans le grand public, c’est revenu y’a 2-3 ans, mais les petits labels, ils ont commencé à en rééditer il y’a plus de 5-6 ans.

Il y’a même des scènes où la cassette ne s’est jamais vraiment arrêtée…

Oui, c’est vrai. Mais après, quand on voit des cassettes de Justin Bieber ou des trucs comme ça chez Urban Outfitters, c’est la consécration ultime du format, hahaha. Bon, pour poursuivre sur ce que je disais, au milieu des années 2000, ce qui était musicalement très intéressant comme format et qui n’a pas marché non plus, c’était les DVD audio. Ca n’a pas vraiment survécu et s’est transformé en DVD vidéo 5.1. Mais bon, la différence entre DVD audio et DVD vidéo, je ne sais pas si tout le monde l’a comprise… Le DVD audio, c’était un format non compressé et très qualitatif, et le DVD vidéo, c’est un format audio qui est moins qualitatif mais tu peux faire un mixage 5.1. Mais ça reste moins qualitatif qu’un DVD audio… Y’a pas énormément d’artistes qui ont fait la démarche de mixer leur album en 5.1. Il y’a Björk, évidemment, qui a sorti un coffret où elle a fait elle-même un mixage en 5.1 de tous ses albums. Comme du coup, y’a 5 canaux + un caisson de basse, elle en a profité pour rajouter plein de sons qu’elle ne pouvait pas mettre sur la version stéréo, parce que ça faisait bordel dans le mixage. Ou sinon, sur son album vocal “Medulla”, avec le mixage en 5.1, y’a pas de sons inédits, mais je trouve que le mixage a été mieux pensé parce qu’il y’a tellement de voix qu’elle a pu jouer, justement, en mettant des voix aux quatre coins de la pièce. Et du coup, ça marche beaucoup mieux en 5.1 qu’en stéréo. Les autres artistes qui me viennent à l’esprit et ont vraiment investi ce domaine, c’est Depeche Mode, enfin Martin Gore parce que c’est lui qui est vraiment à fond dans les technologies. Il a repris tous les albums de Depeche Mode et a essayé d’en faire un truc rigolo avec le 5.1. C’était un format vraiment très rigolo, mais assez élitiste, parce qu’il faut avoir un ampli, et tu ne peux pas avoir un 5.1 qui est fait pour le cinéma quand tu écoutes de la musique, car c’est surtout des effets, des scènes de cinéma avec des coups de feu, des trucs comme ça. Donc trouver un bon 5.1 qui est fait pour la musique et pas le cinéma, c’est compliqué. J’ai moi-même eu du mal à trouver le mien… Mais quand je l’ai eu, au même moment que le coffret en 5.1 de Björk, c’était vraiment une révélation, en plus du fait d’écouter des versions que je ne connaissais pas… C’était vraiment une expérience à part. Finalement, le format miroir de tout ça aujourd’hui, c’est le flac 24 bit, qui est très controversé, parce qu’on ne sait pas si ça sert vraiment à quelque chose ou pas, haha ! Je trouve que c’est pas mal quand même. C’est une qualité studio, alors c’est une vraie avancée pour le son, mais il faut un lecteur numérique qui a une puce sonore qui est capable de décoder du 24 bit et elles ne sont pas toutes capables de le faire. Un iPhone par exemple ne sait pas lire du 24 bit. C’est comme le 5.1, c’est très élitiste, mais c’est quand même bien que ce soit disponible, je trouve.

Collection de Mikael de singles de Bjork

Est-ce que tu achètes aussi du digital ? Pourquoi préfères-tu les supports physiques ?

J’achète très très peu de digital. J’achète – comme les white labels dans les années 90 – quand c’est uniquement disponible en digital et que j’ai pas le choix, ou quand c’est vraiment un choix d’engagement, quand je veux soutenir l’artiste, et donc que j’achète le truc sur son Bandcamp et que je sais qu’il n’y aura pas de format physique. C’est les 2 seuls cas où j’achète du digital. Ca me pose vraiment un problème, parce qu’il y’a plein de puristes du vinyles qui trouvent que le CD c’est un format pourri, mais le digital, c’est encore plus pourri parce que tu achètes 80% des fréquences en moins ! Donc tu achètes 20% des fréquences restantes mais sans pochette, sans rien et pour le même prix qu’un CD. Le seul service digital que j’ai et que je paye vraiment – mais c’est peut-être parce que j’ai initialement une formation en informatique et c’est une espèce de déformation professionnelle – c’est mon abonnement iTunes Match. Donc j’ai toute toute ma musique téléchargée ou rippée en digital et ils me la sauvegardent.

Tu es sensible aux “éditions limitées” et collectors ? Pourquoi ?

Je suis très sensible aux éditions limitées mais je suis très regardant sur ce que c’est : est-ce qu’il y’a quelque chose en plus musicalement, ou dans l’objet. Y’a très peu d’artistes où je vais acheter les éditions limitées les yeux fermés, il faut vraiment que ça me parle ou que je trouve ça adapté. J’aime pas trop quand on essaye d’en faire trop pour gonfler à mort le prix. Si on fait une édition limitée au lieu de faire un CD jewel case en plastique, et qu’on fait une pochette en tissu qui est jolie, mais que c’est le même truc à l’intérieur, j’y suis plus sensible qu’un gros coffret par exemple. Genre les Beatles, y’a toujours des gros coffrets qui sont très très chers pour ce que c’est. C’est des éditions qui existent depuis des années et des années, des remasters qui ont déjà été remastered, et en plus, tout le monde va te dire qu’au final, l’original en mono est extraordinaire. Donc y’a un gros livret, une clé USB en forme de pomme, et ça coûte 200 ou 300 €.Pour moi, c’est vraiment un truc rédhibitoire. J’aime bien quand les artistes font des éditions limitées avec idée particulière en tête et que ça se ressente quand tu vois l’objet, plutôt qu’une grosse boîte qui coûte cher, avec la même chose dedans… Après, il y’a aussi des éditions de “grands artistes” qu’on dénigre un peu mais qui font des éditions limitées parfois très intéressantes. Par exemple, j’ai l’album  “American Life” de Madonna, et l’édition limitée coûtait rien… Parce qu’en fait, c’est pas une vraie édition limitée, haha, vu que c’est Madonna, et donc que c’est une édition limitée à genre un million d’exemplaires, haha. Mais je l’ai acheté pour rien, et dedans, t’as un super poster, un carnet de timbres… Ca a été fait par M/M. Et c’est rigolo parce que c’est vraiment des trucs simples, quoi !  

Coffret édition limitée American Life de Madonna

Mais sinon, à l’ère digitale, les choses ont un peu changé car il y’a un réel enjeu commercial à faire des éditions limitées pour certains artistes, qui cherchent à s’affirmer visuellement et musicalement et à créer un lien avec leurs auditeurs. Leurs éditions limitées vont être vendues sur leur Bandcamp, donc c’est eux qui les font, c’est eux qui les envoient, c’est eux qui les conçoivent de A à Z. Ca, j’y suis vachement sensible parce que là, y’a vraiment une relation qui se crée avec l’artiste, tu lui passes commande directement, tu peux échanger éventuellement quelques questions…

J’ai un exemple : Actually, c’est une artiste américaine de Los Angeles, qui fait une pop électronique un peu à la Depeche Mode… Je l’ai mis dans une boîte parce qu’il n’y a rien qui peut contenir ce truc ! Déjà, j’étais super content de voir un papier mousse rose pour protéger le tout. Franchement, je trouve que c’était l’intention ultime, haha ! Tout était emballé avec du ruban noir, ce qui était quand même une belle intention aussi, et toutes ces choses, c’était une véritable surprise ! Donc y’a un carrosse en faux métal avec des chevaux, y’a 3 petits plateaux, y’a une chaussure, y’a un bijoun haha… C’est incroyable, comme truc ! Elle avait aussi inclus pas mal de parapluies de cocktail haha, c’est n’importe quoi… Et le tout était emballé avec un ruban doré. Y’avait une petite fleur aussi, des petites cartes de visite où elle est en slip… Y’avait un poster aussi mais je ne sais pas où il est, un petit livret de paroles qu’elle a imprimé elle-même, et le CD !

Coffret de l'artiste Actually, electro pop de LA

Eh bien ! Beaucoup d’intention dans cette édition limitée, haha…

Je crois que c’est l’édition limitée la plus incroyable que j’aie jamais reçue ! Je ne sais pas si c’est la pièce maîtresse de ma collection, mais en tout cas, c’est le truc le plus personnel que j’ai reçu. Par contre, je n’ai pas acheté le 2ème album d’Actually, car l’édition limitée était un grand livre de coloriage, haha.

Et alors, as-tu déjà acheté un disque d’un groupe ou artiste que tu n’aimes pas juste parce que tu aimais bien l’objet ?

Oui ! Justement, j’en ai un de Vanessa Paradis… Alors ce n’est pas un album que je déteste, mais ce n’est pas un album que j’aurai acheté. C’est encore un truc qui a été fait par M/M d’ailleurs. En fait, y’a vraiment qu’une seule chanson que j’aime bien, mais l’édition limitée est tellement incroyable : c’est un mini livre, avec un autocollant un peu chiant collé dessus – il fait partie intégrante de la pochette – un joli poster avec, un premier CD, un deuxième CD, un livret avec les paroles et les photos… Et encore un autre mini livret assez rigolo. Ca, je l’ai acheté presque que pour l’objet, qui est quand même vachement bien. En tout cas, M/M a fait plein d’éditions limitées qui sont souvent vraiment cool.  

Coffret édition limitée Vanessa Paradis

Est-ce que tu aimes les compiles ? En as-tu ? Montre-nous.

J’aime pas vraiment les compilations. J’en ai pas vraiment un bon souvenir de quand j’étais adolescent… Et puis comme j’avais mon walkman, mes cassettes et qu’on se faisait nos propres compilations avec, je n’ai jamais vu l’intérêt d’acheter des compilations toutes faites. Toute ma vie, je me suis fait des compilations sur cassette, mais aussi sur CD, sur Minidisc… Le Minidisc était assez intéressant pour ça car c’était un peu la cassette du CD : tu pouvais enregistrer, couper, éditer… Et maintenant, en digital, je me fais des playlists saisonnières, car c’est comme un journal pour moi. Même si je crois que je ne les écoute jamais, haha. Mais quand je les regarde, y’a une cohérence, tout de suite. Je ne suis pas très nostalgique, j’ai très peu d’objets souvenirs, chez moi. Mais je sais où est-ce que j’ai acheté tous mes disques, à quelle époque, avec qui. C’est mes souvenirs, en fait. Ca ne passe que par la musique. Donc de la même manière, si je regarde une de mes playlists, je sais quelle année, quelle époque… Ca marche plus comme un journal de bord que comme un truc à écouter.

Est-ce que la pochette ou l’artwork d’un disque est important pour toi ?

Non, j’ai pas vraiment d’attentes particulières par rapport à la pochette… Même si c’est ultra moche, si c’est le choix de l’artiste et que ça correspond à son univers, moi ça me plaît. Par exemple, la pochette du nouveau single de Björk est ultra kitsch, elle est limite moche, mais elle est tellement bien faite dans le style que j’ai déjà précommandé le vinyle du single. Un vinyle qui ne comporte qu’un seul titre ! Donc vraiment, niveau musical, c’est la fainéantise absolue, haha. Mais cette pochette est tellement belle et tellement moche que je voulais l’avoir en vinyle, pour l’avoir en grand format ! Après, je ne sais pas si j’ai des pochettes préférées, j’aime pas trop choisir. C’est un peu comme ta question du meilleur disque, ça m’angoisse, haha ! Je trouve ça horrible de choisir.  

J’aime beaucoup la non-pochette de ce disque par exemple, que j’avais acheté au Virgin des Champs Elysées. Probablement un des seuls grands magasins de disques qui avait, vraiment, énormément de choix, beaucoup d’imports, de singles, de white labels… Même si c’était une grande chaîne.

Cd de Mikael avec pochette transparente

Pour la sortie d’“Homogenic”, Björk avait choisi de faire le même format de coffret pour tous les singles, avec 3 CD, et c’était pas du remplissage, y’avait vraiment des trucs intéressants dessus. A l’époque, elle s’investissait beaucoup dans les remix, elle faisait des prises vocales exprès. Et un des coffrets de singles d’”Homogenic”, que j’ai aussi acheté au Virgin des Champs Elysées, c’est celui de “Bachelorette”. Il est sorti en hiver, et j’aime beaucoup la pochette, je trouve qu’elle fait très Noël.

Coffret Bjork Bachelorette Noël

Oui, Noël sci-fi, hahaha.

Oui, haha ! Mais bon, y’avait les 3 CD + le clip en VHS. Elle a vraiment été très innovatrice en termes de formats… Ca fait vraiment partie de ma passion pour Björk, ces formats absolument incroyables qui sont sortis… Et ses clips étaient vraiment tellement chiadés. Comme c’était pas l’époque d’internet en plus, avoir le clip en VHS, c’était vraiment extraordinaire. Sinon, j’ai aussi ce magnifique encart-CD 2 titres, format que personnellement j’ai toujours détesté parce que j’ai toujours trouvé que c’était un crime ! Un crime de la pochette ! Mais c’est une édition limitée que française et c’est un joli pop-up.

Gif du CD 2 titres de Bjork, collection de Mikael

Et ça, c’est quoi ?

C’est ma boîte à cassettes, enfin, avec toutes les cassettes qu’il me reste parce qu’au fur et à mesure des déménagements, j’en ai perdu plein et je suis assez triste. Y’en a des très vieilles et des très récentes.

Boîte de cassettes de Mikael

J’ai une grande passion pour les cassettes 2 titres, comme celle d’Everything but the Girl. Dans l’ensemble, j’ai pas mal de cassettes de l’époque. Comme celle de Prince, qui est une des plus vieilles cassettes que j’ai. Ou bien “Telegram” de Björk, que j’ai acheté en Finlande quand je m’ennuyais. Je pense que c’est la cassette envers laquelle j’ai le plus d’affection. C’est pas une édition limitée, elle n’a rien de particulier, mais je l’ai achetée avec mon argent de poche quand j’étais en vacances en Finlande, et je l’ai écoutée en forêt en faisant du vélo, donc j’ai vraiment un attachement particulier avec. Ce que j’aime bien, c’est que, sur ces cassettes là, tu vois vraiment que tu les as écoutées parce que l’encre est entièrement effacée dessus…

MiniDisc de Bjork, Post, appartenant à Mikael

Et j’ai aussi ramené et ouvert cette boîte pour te montrer mes formats MiniDisc, et notamment mes 3 albums de Björk. Moi je trouve ça super mignon ! Et maintenant, ce format est très recherché chez les collectionneurs de Björk. Pourtant, personne ne voulait les acheter à l’époque, haha ! Je les ai eus en soldes à la FNAC parce que personne n’en voulait. J’ai aussi “Vespertine” de Björk en cassette, je ne sais pas si ça vaut la peine de le mentionner, mais je l’ai achetée pour une raison très particulière. Presque tous les morceaux s’enchaînent sur l’album, et il y’a notamment un morceau instrumental que j’aime bien, qui se fond dans un autre, mais sur la version cassette, elle ne pouvait pas faire ça parce que ça passait à l’autre face. Mais plutôt que de mettre un fade out sur la face A et un fade in sur la face B, elle a mis les 2 morceaux dans leur version intégrale, qui dure beaucoup plus longtemps. Ce qui en fait une inestimable version cassette, hahaha ! Mais ces versions n’ont été, du coup, éditées qu’en cassette, et c’est vraiment une bizarrerie parce que ça n’a jamais été édité dans un autre format, pas même en version numérique.

C’est quand même super intéressant et je trouve que ça en dit beaucoup sur l’artiste qu’est Björk ! Elle se prend beaucoup la tête pour adapter sa musique aux supports. Je sais pas si c’est parce qu’on a bu beaucoup de vin rouge ce soir, mais je trouve ça assez dingue.

Oui. Je pense que quand tu deviens fan de Björk, c’est aussi parce que tu deviens fan du côté complètement geek du truc. Effectivement, elle pense vraiment à la façon dont ses fans vont écouter la musique. A mon avis, c’est elle-même une très grosse consommatrice de musique, et du coup, ça relève vraiment une importance particulière pour elle. Et ça fait aussi miroir, tu deviens fan de Björk parce que tu sais que tu as en face de toi une artiste qui a complètement réfléchi à te façon d’écouter sa musique, et qui a envie que tu écoutes sa musique dans des conditions particulières, les plus optimales possibles.

Y’a-t-il d’autres choses, d’autres formats que tu veux nous montrer ?

Dans la série “l’évolution absolue de l’édition numérique”, j’ai les derniers EP de Nine Inch Nails. C’est vraiment une démarche hyper intéressante je trouve, c’est à la fois dans l’édition limitée et dans l’ère numérique, c’est l’objectification de la musique numérique. Y’a pas de format physique musical, il est complètement éludé : pas de vinyle, pas de CD, mais par contre tu as tous les formats de téléchargement possibles : flac 24 bit etc. Mais vraiment, en terme de concept, je trouve ça vraiment très intéressant.

l'EP de Nine Inch Nails, Add Violence, appartenant à Mikael

Tu ne t’es pas dit quand même qu’on se foutait de ta gueule quand tu l’as reçu et vu qu’il n’y avait pas de support physique ?  

Non, jamais. C’est peut-être un peu vulgaire de parler du prix, mais là par exemple, c’était 12€ frais de port compris. Franchement, je trouve ça dérisoire comme prix pour ce genre d’édition limitée. On voit qu’ils se sont vraiment fait chier pour faire cette édition, y’a beaucoup de petits détails. La pochette de l’EP, c’est un ampli en fait, et au lieu de faire des réglages sonores, tu fais des réglages moraux. Et donc, en fait, tu as un petit livret et une notice, un mode d’emploi de réglages moraux, comme si c’était une vraie machine ou un appareil médical. C’est vraiment pensé jusqu’au bout ! Et tout ça dans un ziploc. Pourquoi ? Parce que je pense que, comme Björk, ils ont conscience que c’est destiné à des collectionneurs qui n’ont pas envie d’abîmer leur truc.

Pochette du 1er EP de Nine Inch Nails, 2016

Je connais moins l’histoire de l’autre EP, mais l’objet est tout aussi intéressant, bien qu’à manipuler avec beaucoup de précaution. C’est des radios et la pochette entière est remplie d’encre en poudre. Et donc, pareil, pas de support musical physique. Mais c’est un truc unique, presque un objet d’art.

Le 1er EP de Nine Inch Nails, radios

Quel est ton disque préféré, celui que tu sauverai en cas d’incendie ? Et quel est le style le plus présent dans ta discothèque ?

Pour le disque préféré, je trouve que c’est une question abominable, qui me brise le coeur, donc j’en ai pas ! Sinon, je pense que c’est la musique électronique qui est la plus présente dans ma discothèque. Je pense que j’ai des périodes assez claires, 8-12 ans, c’était la pop à la radio, j’en ai des souvenirs assez précis. A partir de 12 ans, j’ai découvert Prince et je suis devenu un fan inconditionnel. Je pense que c’était parce qu’il avait une espèce d’abondance musicale, avec des albums tous les ans, des albums courts, des albums longs, avec des faces B incroyables, et il avait aussi beaucoup d’innovations musicales. Il y’a quand même 2-3 albums à la fin des années 80 qui sont pour moi inégalés au niveau innovation… Il avait des jeux aussi, avec son alter ego qui s’appelait Camille, et il modifiait sa voix, qui était très féminine, et il se répondait avec une voix très masculine. C’était très rigolo ! Et quand on y pense, ces choses sont très actuelles et il y’a beaucoup d’artistes qui font ça maintenant. Bref, je pense que c’est vraiment ça qui m’a intéressé chez Prince, parce que sinon, je ne suis vraiment pas rock, ou jazz… Ca a duré jusqu’au milieu de l’adolescence, où là j’ai vraiment eu une révélation sur la musique électronique, milieu-fin des années 90. Je pense que c’est à partir de ce moment-là où les gens dans la musique électronique ont commencé à se lâcher, on sent vraiment ce truc de liberté totale, on pouvait faire de la musique chez soi sur son ordinateur. J’étais fasciné par Warp, comme beaucoup de gens dans les années 90, parce que c’était eux qui sortaient le plus de choses, des musiques totalement abstraites, sans rythme, sans mélodie, rien quoi ! Juste des gens qui s’amusaient avec des sons.

Justement, le côté do it yourself, tu y es sensible ?

Assez, oui ! Y’a quand même beaucoup d’artistes que j’aime bien qui ont fait des choses très intéressantes parce qu’ils avaient des contraintes : matérielles, financières… Ou parce qu’ils se sont imposé eux-mêmes des contraintes. Je pense que c’est un peu toute l’essence du DIY : la contrainte. C’est vrai qu’il peut y avoir des disques qui ont coûté des milliers de Dollars et qui sont quand même très créatifs, mais y’a un véritable charme à se restreindre, parfois même complètement, à faire un truc à la maison, bricolé. D’ailleurs, même quand tu as les moyens de faire autre chose… Dans les années 2000, j’étais devenu fan de Matthew Herbert, qui avait créé un manifeste qui s’appelle PCCOM, 10 pages qui listent des choses qu’il s’interdit d’utiliser dans sa création musicale. Par exemple, il s’interdit d’utiliser tous les presets des synthés, tous les samples qui sont déjà utilisés… 10 pages de contraintes où il se dit qu’il n’a le droit d’utiliser que ce qu’il crée. La démarche était très sincère et le but final, c’était quand même de faire danser les gens, pas de faire un objet artistique, quelque chose de pas accessible. Je pense que l’exemple le plus parlant concernant Matthew Herbert, c’est son album “The Mechanism of Destruction” où chaque chanson a été faite avec un objet qui selon lui, détruit la société. Donc y’a un morceau qui a été fait avec un menu Best Of de chez McDonalds, un autre avec du chocolat de je ne sais plus quelle marque, donc tu entends la tablette qui craque, le papier qui se froisse… Et tout l’album est comme ça. Pour aller au bout de son truc, cet album, tu pouvais le commander sur son site, mais gratuitement, car il trouvait que ce n’était pas logique de le vendre. C’est ça que j’aime bien avec les artistes comme Björk ou Matthew Herbert, c’est que c’est de la musique qui s’adresse à tout le monde, ils souhaitent vraiment que tout le monde puisse y avoir accès.  

Picture disques animés avec Medulla le chat en fond

As-tu un rangement particulier pour tes disques ?

Initialement, je classais mes disques par première lettre parce que naturellement, c’est toujours ça qui me vient à l’esprit. Mais mon classement devient de plus en plus “fluide” à chaque déménagement, haha. Là, ça me saoule la première lettre donc j’ai fait un truc plus “chaos”. A une époque, j’avais fait un rangement par décennie parce que ça me semblait logique, mais après, je trouvais ça beaucoup trop chiant à ranger. Puis j’ai pensé à ranger par couleurs, mais c’est absolument abominable à ranger. Du coup, j’ai peut-être une autre logique encore à trouver… Là pour l’instant, je viens d’emménager donc c’est en bordel total, c’est le rangement “sortie de cartons”, mais je vais trouver une autre logique. Parce que j’ai beaucoup d’albums qui ont des singles qui vont avec et qui représentent une période, et du coup, ça me paraît naturel que tout ça soit ensemble. Ce rangement va être très chiant à mettre en place, j’en suis conscient, mais c’est celui qui me paraîtra le plus logique.

Comment est-ce que tu te renseignes sur les sorties ? Est-ce que tu planifies tes achats de disques ? Qu’est-ce qui motive un achat de disque chez toi ?

Avant, c’était assez chaotique. Et avec le digital, au fur et à mesure des années, j’ai mis en place un système, qui est très précis. Moi j’utilise Spotify en version gratuite, l’intérêt, c’est que tu peux faire des playlists et des dossiers, et classer ta musique. Y’a eu un grand changement dernièrement, et pourtant, je n’entends personne en parler, c’est que toutes les maisons de disques du monde se sont mises d’accord pour faire leurs sorties le vendredi, haha !! C’est quand même un changement majeur ! Et du coup, ça a créé une sorte d’attente. Mais c’est une bonne chose je crois, car ça a recréé une sorte d’engouement populaire pour les sorties de disques. Même si la démarche est purement commerciale, quelque part, je trouve ça bien car on a maintenant une sorte de repère. En plus, le vendredi, c’est pas n’importe quel jour, c’est un bon jour, le dernier jour de la semaine, juste avant le week-end. Et en plus, le lendemain, les disquaires sont ouverts !! On a beaucoup reproché à iTunes et Spotify de casser le rituel du format physique, et donc, avec ce truc des sorties le vendredi, ils ont essayé de recréer quelque chose. De mon côté, j’ai un système assez personnel. Je me sers à la fois de Facebook et Twitter où je suis abonné aux artistes, de Spotify dont je me sers comme d’un outil de classement et j’ai aussi un profil lastfm depuis 10 ans, sur lequel j’ai toutes mes statistiques, ce qui me sert aussi. Du coup, ça me permet d’avoir quelque chose d’assez clair, où toutes les semaines, j’ai tant d’albums à écouter, et si chaque semaine, j’écoute pas ces albums ou je ne découvre rien, parce que j’ai pas le temps ou je sais pas quoi, ça me rend triste. C’est un peu comme une nourriture émotionnelle. Donc même si j’ai pas une grande passion pour tous ces outils digitaux, je m’en suis servi pour pouvoir améliorer la découverte. C’est selon moi tout leur intérêt. Et ensuite, à partir de là, je décide ou pas d’investir dans un format physique. Et ce choix est vraiment très abstrait, j’ai mis des années à comprendre comment ma décision se prenait, pourquoi y’a certains trucs que je regrettais ensuite ou pas… Comme j’ai fini par comprendre que ce qui me faisait garder les CD, c’était le lien émotionnel avec l’époque, les personnes, les souvenirs associés, les choses comme ça, bref, quand j’ai fini par comprendre que c’était ça ma collection, j’ai fini par comprendre que je n’achèterai le format physique que si y’avait un lien qui se créait à ce moment-là. Mais c’était y’a 6 mois, que j’ai compris tout ça, haha…

Gif animé d'un disque en forme de voiture

As-tu une idée de ton budget mensuel ?

Non, parce que ça dépend des périodes, si c’est des périodes sèches ou pas. Après, je fais en fonction… Si c’est une édition limitée, je sais que je ne pourrais pas la trouver plus tard, donc je vais faire l’effort de me la procurer, même si c’est une période difficile. Après, si c’est juste un album comme ça, j’ai aussi un fichier Bloc Notes où je note tout ce que j’ai envie d’avoir. Et si dans un an, j’ai un peu plus d’argent, dans ces cas-là, je reprends ma liste et je vais chez Gibert par exemple.

Donc tu n’es pas trop dans le coup de coeur finalement, tu rationalises vachement tes achats.

Ouais, complètement. Mais c’est un coup de coeur aussi quelque part, c’est juste que je sais que je pourrais le retrouver facilement un an après. Et j’avoue aussi que je me suis habitué au truc mercantile des magasins de disques qui, un an après une sortie, passent les disques à 7-8 €… Je me suis habitué à cet effet pervers pour les disques, comme pour les vêtements… Du coup, je ressens moins de pression à l’achat. Là, en ce moment, je suis dans une phase faste, donc je rattrape les achats, et si je vois une édition limitée, je la prends tout de suite…

Et alors, comment ça se passe, quand tu vas voir un artiste en live ? Tu attends quelque chose de différent par rapport au disque ? Ou au contraire, de similaire ?

Alors j’ai dit que la majorité de ma discothèque, c’était la musique électronique, et en live, c’est très compliqué… Même si ça beaucoup évolué ces derniers temps sur ce point… Parce qu’effectivement, si tu as un morceau avec 200 ou 300 pistes, tu ne peux pas physiquement le jouer en live, c’est pas possible. Ou sinon, l’artiste arrive avec son ordinateur, il appuie sur entrée… Donc la problématique de tous les musiciens dans la musique électronique, c’est “comment je vais mettre en scène mon album”. Il faut que je trouve quelque chose à transformer dans mon morceau pour pouvoir l’adapter à la scène. Alors, en pratique, y’a beaucoup de ratés… Je vais voir quand même pas mal de concerts donc j’ai vu beaucoup de manières différentes de présenter son album électronique ! Evidemment, y’a la manière la plus flemmarde qui est de prendre son ordinateur portable et d’appuyer sur play, et de bouger son corps en faisant semblant que tout se passe bien… Mais on peut faire autrement, on peut se dire que tel son correspond à tel instrument, et donc, pourquoi ne pas prendre tel instrument sur scène et jouer en live, ou alors s’inspirer du rock avec les pédales d’effets, faire des effets de voix en live tout en ayant un synthé devant soi avec quelques samples, et d’essayer d’intégrer ça à son play back, faire des loops… C’était un peu la mode au début des années 2000, de jouer un peu avec les pédales d’effets du rock… Maintenant, on est dans une période un peu plus rigolote, je trouve. Au dernier concert de The Knife, ils ont essayé de secouer un peu les gens, de les mettre en face du concert électronique. C’est-à-dire que le concert a commencé, ils avaient des instruments un peu gigantesques, des synthés un peu exagérés, et ils ont joué 4-5 morceaux comme ça, comme dans un concert normal. Et au bout du 5ème, qui était un morceau dansant, tout ce petit monde s’est barré pour pouvoir danser au milieu de la scène pendant que la musique continuait de jouer ! Donc y’a eu un moment où, tout le monde bouche bée, on s’est demandé qu’est-ce qu’on avait regardé pendant les morceaux précédents, haha, des gens qui faisaient semblant de jouer ? Mais je trouve ça vachement intéressant comme démarche parce que ça te fait poser la question : qu’est-ce que tu es venu chercher dans un concert ? Est-ce que tu es venu chercher une communion, est-ce que tu es venu chercher une performance, est-ce que tu es venu chercher un show, une mise en scène ? C’est ça qui est vraiment intéressant, parce que le concert était à la fois en play back, à la fois en live, mais personne n’a vraiment compris ce qui était en play back et ce qui était en live.

Mais tu crois que c’était quand même quelque chose de spontané, de s’arrêter au milieu du morceau pour aller danser et laisser le play back tourner ? Ou c’était quelque chose de calculé de A à Z ?

Alors la mise en scène était très très calculée, parce que sur scène, ils étaient plus de 30, mais l’effet de groupe a quand même permis de donner l’impression d’une spontanéité. Y’avait des gens qui courraient partout, qui sautaient, qui dansaient… Vraiment, c’était un concert très amusant, et en même temps, un concert qui te questionne.

Selon toi, quels sont les meilleurs disquaires de ta ville, et dans le reste du monde ?

Mais y’a plus de disquaires à Paris, hahaha ! J’aimais bien Bimbo Tower, mais ça a fermé… J’aimais bien car y’avait vraiment des trucs que tu pouvais trouver que chez eux, surtout les tous petits artistes, parce qu’ils ne distribuaient vraiment que des trucs chelou et des trucs d’ultra niche. J’allais aussi dans un tout petit disquaire derrière la mairie du 18ème, rue du Mont Cenis, généraliste… (Ndlr : Exodisc, et il existe encore 😉 ) Ils étaient vraiment adorables, c’est là où j’ai acheté plein de CD dans mon adolescence. Aujourd’hui, qu’est-ce qu’il reste… Bon, je pense qu’il ne faut pas cracher sur les FNAC quand même, surtout les FNAC Saint-Lazare, Les Halles et Montparnasse où le rayon musique est correct. Le reste, c’est pas la peine. Sinon, il y’a Gibert, qui distribue encore plein d’éditions ou de labels bizarres, ils ont quand même beaucoup de choses malgré tout. J’ai juste un gros problème avec leur classement par genres : c’est trop spécialisé ou pas assez. D’un côté, le rayon pop-rock est gigantesque et inclut tout et n’importe quoi, et de l’autre, t’as un raison indus-gothique qui est hyper petit, mais super spécialisé avec plein de trucs rares, haha. Mais ça reste un magasin où tu peux trouver beaucoup de choses. Sinon, pour les Parisiens, je recommande une mine inestimable : toutes les médiathèques de Paris, et puis aussi, les brocantes. Ailleurs, je sais pas, j’en ai fait quelques uns, mais je ne me souviens jamais des noms. A Londres, j’allais chez HMV quand j’étais ado, mais maintenant, y’a plus rien à l’intérieur. Y’avait aussi le Tower Records de Piccadilly qui était gigantesque mais il n’existe plus. J’y ai passé des heures et des heures… Donc à Londres, il reste Rough Trade, mais les gens qui sont dedans sont juste insupportables, c’est hyper hipster ! Mais niveau choix musical, il est vachement bien. Et je ne sais pas s’ils existent toujours, mais y’avait plein de magasins de techno à Camden, dont un qui était juste incroyable, avec un énorme bonhomme en métal à l’entrée.

Home is where the record player is : tu es d’accord ?

Pour en revenir à la première question, j’aime bien écouter de la musique tout le temps et partout où je vais. J’ai toujours eu un walkman sur moi et quelqu’en soit la forme, cassette, CD, MiniDisc, mp3 ou ce que tu veux… Mais pas sur Smartphone parce que je trouve vraiment leur puce sonore pourrie et j’aime bien aussi l’idée d’avoir un objet dédié à écouter de la musique. Dans tous les cas, dans toutes les ères, toutes les décennies, j’ai toujours eu un walkman avec moi. Quelque soit l’occasion, même quand je sais que je ne vais pas pouvoir écouter de la musique, je mets quand même un walkman dans mon sac, parce que c’est un réflexe. Donc du coup, pour moi, la musique, c’est partout.

***

Et comme Mikael est quelqu’un de bien, il vous a concocté une playlist sur Spotify, rien que pour vous ! 

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